Mob Sound

Feb 26 2010
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Nov 02 2009

Le luxe émotionnel, Gilles Lipovetsky

“En 30 ans, le luxe et la consommation de ses produits ont pris en charge des désirs qui avaient été désertés par le politique ou la religion. Et je ne vois rien qui puisse remplacer ces aspirations-là.

[…] En 20 ans, il y a eu une grande démocratisation de la demande du luxe. C’est ce que j’ai analysé comme la société de l’hyperconsommation. Le fait que les gens n’achètent plus des biens, mais des marques. Avant, une paire de lunettes, c’était une prothèse. Aujourd’hui, c’est de la mode. Cette culture du luxe et de la marque est aujourd’hui partout.

[…] Avant, quand il y avait une histoire sociale à raconter, c’était le groupe social qui la racontait. Ainsi s’habillait-on en fonction de son rang. On disait: «ça ne se fait pas». En 2009, on dit: «ça ne ME va pas»! Du moment que c’est la logique culturelle et non statutaire qui l’emporte, les objets racontent l’histoire de leur propriétaire.

Entretien avec Gilles Lipovetsky dans le Temps (2 novembre 2009) sur le luxe émotionnel.

Oct 31 2009

Bien que l’entretien prenne un peu la forme de “la discussion au coin du feu”, la vidéo est intéressante car Brad Melhdau revient sur le sens de la perte et du retour dans l’improvisation, et sur la distinction entre harmonie et mélodie (“you can sort of loose people”).

Il développe ensuite un aspect de son jazz, qui consiste à jouer avec la forme thématique, en la malaxant rythmiquement ou harmoniquement, à partir d’un fragment.

Tags : entretien
Dec 08 2007

Télérama : Quelle place pensez-vous occuper dans l’histoire de la musique ?

Karlheinz Stockhausen : On retiendra essentiellement ma contribution à la musique électronique. Après des milliers d’années d’expression vocale et instrumentale, j’ai été l’un de ces pionniers qui se sont intéressés à la synthèse du son et à la création d’un nouveau matériau sonore.
Cette révolution a été impulsée dans les années 50 et n’a cessé de connaître des sursauts, jusqu’à son utilisation dans la musique pop ou la techno, même si l’usage que l’on en fait - l’isolation de samples, échantillons sans nuances reproduits en boucles, modifiés et matraqués sans subtilité - est souvent d’une pauvreté absolue.

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